Coup de pouce de la France à la sécurité alimentaire.

L’ambassade de France à Bangui octroie un financement de 725 000 euros soit un peu plus de 475 000 000 de FCFA à deux organisations qui œuvrent dans le domaine de la sécurité alimentaire dans quatre préfectures de la RCA. Les conventions ont été signées vendredi par l’ambassadeur Charles Malinas et des responsables des organisations concernées.

un responsable de solidarités internationales et Charles Malinas (à droite)
un responsable de solidarités internationales et Charles Malinas (à droite)

Les deux Ongs bénéficiaires sont Solidarités International qui empoche 325 000 euros (213 000 000 FCFA) pour le soutien de la production agricole vivrière et maraichère et des filières d’élevage dans les préfectures de l’Ouham et de la Nana-Gribizi. Ainsi que Triangle Génération Humanitaire qui touche 400 000 euros (262 000 000 FCFA) pour l’amélioration du niveau de sécurité alimentaire dans la préfecture de la Vakaga.

Cette dernière mettra en œuvre le projet dans la préfecture de la Vakaga. Des activités comme la distribution d’intrants, le soutient à la filière élevage et l’appui à la mise en place des activités génératrices de revenues  aux apiculteurs et aux pêcheurs sont prévues. Environ 55 675 personnes sont ciblées.

Alors que la première le fera dans la sous-préfecture de Kabo et la préfecture de la Nana-Gribizi.Il est ici prévu un soutient direct à l’aide alimentaire, la relance de l’agriculture vivrière et maraichères et le soutient à la filière élevage.

Vakaga et Kabo sont deux régions situées aux extrêmes de la RCA qui ont particulièrement souffert de la crise qui a secoué le pays ces dernières années.

« L’effort qui est produit par ces organisations avec, avec la population centrafricaine, avec les agriculteurs, avec les éleveurs, c’est un effort qui permet à ces régions de redresser la tète et de se développer », observe Charles Malinas, avant d’ajouter que « C’est aussi la volonté des nouvelles autorités élues, et je crois qu’il y’ a une belle convergence qui fait que la population centrafricaine dans son ensemble peut profiter de cette coopération dans le domaine essentiel qu’ est l’agriculture et l’élevage.»

L’Agence Centrafricaine pour le Développement Agricole (ACDA) est également associé à l’exécution des deux projets. Selon Aimé Amadou, directeur générale de l’agence, sa contribution «  consiste à donner aux ONGs les éléments techniques, les orientations qu’il faut pour aller droit aux bénéficiaires ».

D’une manière générale, il estime que le projet vient à point nommé parce que «  dans ces localités relativement éloignées, avec les crises qui se sont succédées, ces populations sont totalement démunies. Étant donné qu’elles trouvent leur moyens de subsistance dans les activités pastorales et agricoles, ce projet est bien indiqué pour leur apporter le minimum dont ils ont besoin pour reprendre des activités génératrices de revenus . »

Compte ténu du contexte actuel de la RCA , la sécurité alimentaire doit plus que jamais mobiliser touts les efforts d’où qu’elles viennent.

Selon le PAM (programme alimentaire mondiale) , dans plus de la moitié du pays, le taux de mortalité des enfants en dessous de 5 ans est au-dessus des niveaux d’urgence tandis que le nombre de personnes en état d’insécurité alimentaire a doublé.

 

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