Au secours, les monuments de Bangui tombent en ruine.

Les différents monuments et places construits dans la ville de  Bangui ne reflètent plus leur visage initial et se dégradent de jour en jour, faute d’entretien de la part des autorités compétentes ;  mais aussi pour cause d’actes délibérés d’incivisme de la part de la population.

Ce qui reste du monument du professeur Abel Goumba au 5 eme arrondissement. Crédit: Alexia Ouadengende

Une bonne partie de monuments est endommagée.

Une douzaine de monuments et de places sont repartis dans la capitale Bangui. La majorité de ses monuments a été construit dans un passé récent, précisément du temps de l’ancien maire Ngombe kette. De l’avis de nombreux centrafricains, ces monuments restent à ce jour comme les principaux succès visibles du  mandat de ce dernier. Ils contribuaient à la beauté de la ville et faisaient  d’une certaine manière la fierté des habitants.

Mais les Banguissois pourraient prochainement voir disparaitre certains  de ces  monuments qui visiblement tombent en ruine si rien n’est fait par la  mairie. Certains ont déjà subi de sérieux dommage. C’est le cas  de celui du professeur Abel Gumba au 5eme arrondissement, celui de la  « mère de Centrafrique  à petevo », le monument du « libérateur », dans le 4eme arrondissement et bien d’autres.

Peintures vieillies pour les uns, les grilles de protection cabossées suite à des accidents pour les autres et absence de lumières pour d’autres encore.

En plus les espaces autour de ces monuments sont transformés en marchés de chaussures, habits et autres, de jour comme nuit et tandis que les tenantes de la restauration rapide y font la cuisine sur place. S  ans oublier les ordures qui s’amoncellent également sur les lieux. Cette situation ne laisse pas indifférents les banguissois.

Les habitants  accusent la mairie

Le monument du Professeur Abel Gumba en 2009.

« Malgré cinquante ans passés, même pour entretenir les monuments c’est un problème. C’était dans le passé au temps de l’ancien Maire de Bangui reflétait une  beauté a cause de ces monuments. Mais depuis  la crise militaro politique de 2013 jusque-là, la situation de ces édifices  publiques reste  déplorable  » se plaint une habitante de la ville qui préfère rester anonyme.

Un autre habitant de la capitale qui requiert aussi l’anonymat  pointe du doigt directement la mairie en affirmant : « Des fois les weekends je promène mes enfants pour  visiter ces monuments. Cela fait partie de nos distractions.  Mais ils perdent leur  valeur chez nous par  manque d’  entretien. La mairie ne fait  pas son travail. »

Le même constat est émis par une vendeuse au sein du cinquantenaire dans le premier arrondissement de Bangui. Selon cette dernière « Cet endroit sert de poubelle pour les habitants de proximités, les animaux domestiques morts sont jetés dans ce coin ce qui dégage une odeur nauséabonde mais la mairie ne réagit pas »

La Mairie  se dit consciente  et promet des actions 

Le Directeur des services techniques à la mairie de Bangui, Jean Bosco ABDERAMANE se dit conscient de la situation, mais il met en cause également la population.

« L’incivisme a tellement  gagné notre société, qu’à un moment donné il faudrait que chacun essaie quand même  de voir ou sont ses obligations vis-à-vis de sa ville. Quand vous faites le tour de tout ces monuments, qu’est ce que vous constatez, vous allez voir qu’en partie ca été détruit par les citoyens.  »

Avant d’ajouter : « On a essayé  d’éclairer par la lumière tout ces monuments y’a pas longtemps   mais les gens  ont tout volés. »

Selon le directeur des services techniques, un projet de réhabilitation des monuments et places publics est en cour mais cela nécessite un financement qu’il faut mobiliser, car elle  entend rehausser et restaurer l’activité dans un peu de temps. Mais avant cela un travail sera fait pour déguerpir des installations anarchiques sur les voies afin de remettre la propreté dans la capitale.

La mairie doit donc  impérativement passer à l’acte pour le rétablissement des édifices publics tombés  en désuétude.

Comme l’a dit le président fondateur de la RCA « Parlons peu, travaillons beaucoup» ;  le centrafricain a besoin de moins de slogans et de plus de concret afin de donner à la capitale Bangui son ancienne appellation de « Bangui la coquète »

 

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